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Sushigamis


Dans ses derniers travaux, JIMA ajoute une dimension 3D à ses œuvres, en mettant en scène ses personnages, qu’il nomme les SUSHIGAMIS, faits de pliage, en les installant sur ses collages, sur ses photographies, ou tout simplement disposés régulièrement sur un fond uni.


Le collage grand format 'WWW' fait référence au web. Des hommes errent sur la toile comme dans un paysage urbain en travaux en scandant un très graphique "Why What Where". On y aperçoit des éléments d’architecture des villes de Pékin, NYC et Berlin.

     
Dans le tryptique "Haut les mains, Gangsters, Balles perdues",
il colle et mixte les plans des villes de Copenhague et de Hambourg qu'il a visitées dernièrement pour créer une nouvelle ville hybride, imaginaire avec des canaux et dans laquelle les personnages semblent se poursuivre, s'espionner comme dans un polar.




Dans la série de photomontages, les sushigamis viennent appuyer un détail, s’invitent sur les photos qu’il prend au gré de ses voyages.

   
Djs : 3 têtes casquées en premier plan semblent écouter la musique de la platine vynil qui tourne en arrière-plan.

Manège : ils sont 3 suspendus au poteau d'une douche de plage.

Interdiction de fumer un sushigami est pris en flagrant délit de fumer.


 
Caché : un suhigami épouvantail est camouflé dans de l'herbe

Avant Centre: un sushigami s’empare du ballon d’une partie de foot.


 
     
Les Sushis : De petits modèles blancs et rouges disposés sur un fond noir nous font penser aux planches d'insectes. L’effet y est accru grâce à leur installation dans un cadre américain.
Dans cette série de prime abord très graphique, en s'approchant on découvre une incroyable diversité de personnages, qui sont tous uniques.

L'artiste dira même qu'il lui est difficile de reproduire à l'identique deux fois le même personnage. A chaque nouveau pliage, naît une nouvelle créature, avec ses propres expressions aussi bien dans sa posture que dans l'expression de son visage.



JIMA  crée également des familles de personnages, comme des tribus qui ont leurs propres codes vestimentaires, qui se suffisent à elles-mêmes en suspension ou packagées dans des boites CD.
C'est aussi dans l'accrochage que JIMA va donner une dimension 'Produit', ludique et accessible à son travail
On pense aux séries Samouraïs, Lotos, Black Warriors, Motus...
Son univers nous évoque le Japon ou l'Asie, tant les références y sont multiples.
Bien sûr, en pratiquant le pliage on pense à l'Origami, cet art ancien du VI siècle d'origine chinoise millénaire importé au Japon. Même si le lien est évident, JIMA revendique l'originalité de ses propres modèles - en déjouant les règles de l'origami.
Car si l'origami utilise une feuille, en général de forme carrée que l'on ne découpe pas en principe,  JIMA va utiliser différentes formes et matières de papiers et procéder à un assemblage afin d'étendre les possibilités et alimenter sa créativité.


Aussi JIMA va dessiner, colorer, ajouter des éléments de récupération (plumes, fils, autocollants...) apposés sur le pliage afin de lui donner vie. Car le plus important pour JIMA c'est bien de raconter une histoire, illustrer une expression et corroborer à son univers ludique.
Les mangas, les samouraïs, les 'Little People' qui peuplent le dernier roman d'Haruki Murakami (1Q84) sont autant de références dont JIMA avoue être très inspiré en les intégrant par petites touches dans ses dernières séries.



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